Arena de l’Asvel : le promoteur DCB s’impatiente

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Samedi 13 janvier 2018

Le promoteur Didier Caudard-Breille tire la sonnette d’alarme : le dossier de la future salle de l’Asvel n’avance pas comme il le souhaite.

Alors que le temps presse. « Il faut que tout soit prêt à la fin du premier semestre 2018 : que le permis de construire soit déposé et qu’on se soit mis d’accord sur le montage financier autour des terrains. » 

Sans quoi, le projet pourrait tout simplement ne pas se faire, prévient le patron de DCB, associé dans ce projet au groupe de construction Floriot. Un coup de pression à destination de la Métropole, mais surtout de la mairie de Villeurbanne.

En cause, le manque de soutien financier pour construire la nouvelle Arena de 10 500 places attendue en 2020 à la place du stade Georges-Livet, à l’Est de l’Astroballe.

15 000m² de bureaux et un hôtel doivent assurer la viabilité financière d’une opération que Didier Caudard-Breille évalue « à 100 millions d’euros, dont 90 millions environ pour l’Arena. Or, je ne suis pas d’accord pour payer les dix millions d’achat du foncier. Je sais qu’il y a des contraintes sur le terrain mais on se sent un peu le parent pauvre dans ces négociations », regrette l’entrepreneur. « Aulas a été très aidé, Ginon aussi (pour les stades de Décines et de Gerland, NDLR), et nous avons un peu l’impression d’être les victimes de la rivalité entre Villeurbanne et la Métropole… »

Interrogée sur le sujet, la mairie villeurbannaise répond que la Ville et la Métropole ont déjà beaucoup oeuvré et que « la commercialisation des bureaux est prématurée. La démolition du stade Georges-Lyvet est attendue à l’automne 2018, et le permis de construire escompté début 2019 ». Une différence de calendrier notable entre les parties, donc.

Le promoteur assume néanmoins ses reproches qu’il veut amicaux (« Il n’y a pas de mauvaise volonté, je sais que ce n’est pas un dossier facile »), mais insiste : « Personne n’est moteur, tout le monde se renvoie la balle », regrette Didier Caudard-Breille. 

Ce qui est une bonne chose puisqu’on parle de basket, encore faut-il que quelqu’un la saisisse. Gageons que c’était là le but du petit coup de pression du promoteur lyonnais… qui espère ainsi secouer à temps le cocotier de l’Arena.

David Gossart 

C'est un équipement que nous aurions aimé voir construit au Carré de Soie mais la marie de Villeurbanne a Œuvré pour que la future salle de l'Asvel reste à Villeurbanne. Cependant il n'est pas certain que lieu choisi soit idéal.